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Présentation

La cabeza del Bautista

(La Tête du Baptiste)
Enric Palomar

Opéra en un acte. Livret basé sur la pièce homonyme de Ramón María del Valle-Inclán, adapté par Carlos Wagner.

La cabeza del Bautista –première mondiale au Gran Teatre del Liceu au mois d’avril 2009– est un opéra du compositeur catalan Enric Palomar. Né à Badalona en 1964, élève de Benet Casablancas et Joan Albert Amargós, il a un grand parcours en tant que compositeur et arrangeur dans des domaines musicaux aussi divers que la musique de chambre, le flamenco (il collabore avec Miguel Poveda), le jazz, la musique populaire et, naturellement, l’opéra. Palomar a composé un nouvel opéra à partir de la pièce La cabeza del Bautista de Valle-Inclán, en suivant presque à la lettre le texte de l’écrivain. Valle-Inclán publia en 1924 dans «La Novela Semanal» deux «mélodrames pour marionnettes», La rosa de papel et La cabeza del Bautista, sous-titrés «romans macabres». En 1927, il les intégra dans un recueil intitulé Retable de l’avarice, de la luxure et de la mort qui se voulait être un reflet des rapports humains, régis par deux des péchés capitaux – l’avarice et la luxure – avec la présence macabre de la mort.



Le titre La cabeza del Bautista est une référence explicite à la Salomé d’Oscar Wilde (1891) —adaptée par la suite à l’opéra par Richard Strauss (1905) —, qui avait bouleversé et scandalisé toute l’Europe. Dans cette pièce, l’héroïne ressent pour Jean-Baptiste un désir tellement fort qu’une fois le prophète décapité, elle se met à l’embrasser avec passion. Valle-Inclán fait allusion à certains aspects de ces personnages pour créer un Grand-Guignol expressionniste. Il situe l’action dans une ambiance sordide et transforme la tragédie en un mélodrame grotesque et plein de malice.



Dans l’atmosphère misérable de la Galice rurale et archaïque, peuplée de personnages qui tentent de survivre sans valeurs ni convictions, Don Igi, propriétaire du café et du club de billard du village, reçoit la visite d’un voyageur tout aussi inquiétant qu’élégant, le Jándalo, venu d’Argentine. Celui-ci le soumet à un chantage à cause d’un crime qu’il avait commis à Toluca, dont la victime fut la mère du Jándalo. Don Igi fut envoyé en prison mais parvint tout de même à rentrer en Galice en tant que riche “indiano*”. Igi se sent terrassé par le chantage que lui fait Jándalo mais la belle et ambitieuse Pepona, qui ne veut pas voir se perdre un centime de son protecteur, le convainc de tuer Jándalo tandis qu’elle le séduira pour distraire son attention. Effectivement, Igi le poignardera avec une précision sans faille tandis que Pepona ne cessera d’embrasser le cadavre du Jándalo qu’elle tient dans ses bras, tout en lui réclamant, en vain, qu’il lui rende ses baisers.


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* Les “indianos” étaient ceux qui avaient fait fortune en Amérique


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